Comprendre notre démarche
Méthodologie scientifique : comment Cereya explore vos capacités cognitives
Cereya a été conçu pour explorer plusieurs dimensions des capacités cognitives à travers des exercices originaux, un parcours adaptatif, des tâches verbales et une épreuve de vitesse de traitement. La restitution relie une estimation générale aux performances observées dans différents domaines.
Cette page rend la démarche lisible : les cadres scientifiques qui l’orientent, les choix réalisés pour le parcours Cereya et les conditions d’interprétation de ses résultats. L’objectif est de comprendre ce que les tâches apportent, puis comment utiliser les repères proposés.

Une méthode expliquée
Relier les tâches, les références scientifiques et le sens des résultats.
A. Des fondements scientifiques et psychométriques
La psychométrie cognitive étudie la manière de construire des tâches, de comparer les réponses et d’examiner ce qu’un score permet d’interpréter. Elle invite à préciser les aptitudes recherchées, les conditions de passation et les preuves qui soutiennent une utilisation des résultats.
La conception de Cereya s’inscrit dans ces questionnements. Les références retenues servent à définir les types de tâches, à organiser les domaines et à expliquer la restitution. Les Standards AERA, APA et NCME apportent notamment des repères pour distinguer validité, fidélité et usages appropriés d’une évaluation.
Le modèle CHC : décrire plusieurs aptitudes
Le modèle Cattell–Horn–Carroll, présenté notamment par McGrew (2009), propose un cadre pour organiser les aptitudes cognitives à plusieurs niveaux. Il aide à distinguer, par exemple, le raisonnement face à des problèmes nouveaux, les connaissances, le traitement visuel et les capacités de mémoire.
Pour Cereya, ce cadre éclaire le choix d’explorer différentes formes de performances et de les présenter par domaines. Les quatre indices du noyau sont une organisation propre à Cereya, pas une reproduction exhaustive de la taxonomie CHC.
Wechsler et matrices : deux repères complémentaires
Les travaux liés aux échelles de Wechsler sont une référence majeure pour penser une évaluation multidimensionnelle : des tâches différentes renseignent des aspects complémentaires des capacités, et leur interprétation demande davantage qu’un score total isolé. Cereya retient l’intérêt pédagogique de cette lecture par domaines.
Le raisonnement par matrices, associé notamment aux travaux de Raven, consiste à dégager des relations ou des règles à partir d’éléments visuels. Il fournit un repère de conception pour des tâches de raisonnement abstrait. Les matrices et les autres exercices proposés par Cereya sont des créations originales : aucun item officiel de la WAIS, de Raven ou de l’ICAR n’est reproduit.
L’ICAR : construire et étudier des tâches cognitives
Condon et Revelle (2014) décrivent le développement et la validation initiale de l’International Cognitive Ability Resource, une ressource de mesure des capacités cognitives destinée à la recherche. Ce travail documente l’intérêt d’associer plusieurs types d’items et d’étudier leurs propriétés plutôt que de supposer qu’une série de questions suffit à mesurer une aptitude.
Young et Keith (2020) examinent les relations entre l’ICAR16 et la WAIS-IV dans un échantillon de 97 étudiants. Leur étude illustre une démarche de validité convergente : comparer les résultats de plusieurs instruments et examiner les aptitudes qu’ils sollicitent. Les auteurs appellent à des réplications sur des échantillons plus larges.
Ces publications apportent à Cereya des repères sur la diversité des tâches, les relations entre aptitudes et les questions à poser à une estimation cognitive. Cereya utilise son propre parcours et ses propres exercices, distincts de l’ICAR.
L’évaluation cognitive sur le Web
Germine et ses collègues (2012) comparent plusieurs mesures de performances cognitives et perceptives obtenues sur le Web et dans des conditions de laboratoire. Pour les tâches étudiées, les performances moyennes, leur variabilité et la cohérence interne ne diffèrent pas systématiquement selon le mode de recueil.
Cette recherche montre l’intérêt possible du recueil à distance dans des conditions adaptées. Pour Cereya, elle invite à soigner les consignes, les exemples, les conditions techniques et la lecture des résultats. Le contexte domestique, l’appareil utilisé et l’attention disponible restent des éléments à considérer.
Ces références scientifiques éclairent les choix méthodologiques de Cereya. Les résultats de validation concernent les instruments et les tâches étudiés dans ces publications ; ils ne constituent pas une étude de validation clinique propre au produit Cereya.
B. La conception propre à Cereya
Le parcours HPI adulte recueille des réponses à des exercices cognitifs, sans questionnaire d’auto-évaluation comportementale. Il associe plusieurs formes de raisonnement à des tâches de mémoire, de langage et de traitement rapide d’informations.
Quatre exemples guidés présentent les règles avant le noyau adaptatif de 28 à 40 exercices. Trois exemples préparent ensuite les 6 questions verbales. Une dernière phase d’entraînement précède les 75 secondes de vitesse de traitement. Les exemples servent à comprendre les consignes et ne sont pas notés.
Une adaptation par blocs, avec quatre domaines
Le noyau commence par 16 exercices communs, répartis entre le raisonnement fluide, le raisonnement quantitatif, les aptitudes visuospatiales et la mémoire de travail. Des blocs complémentaires sont proposés selon les réponses, jusqu’à un total de 28, 32 ou 40 exercices.
Cette adaptation organise le recueil d’informations au fil de la passation. L’équilibre entre les domaines permet d’accompagner l’estimation générale d’une lecture des performances relatives, lorsque le nombre de réponses interprétables est suffisant. Un indice est un repère sur les tâches du domaine, pas un QI autonome.
Les contributions du verbal et de la vitesse de traitement
Le raisonnement verbal complète le noyau par des questions sollicitant la compréhension de mots et de relations verbales. Sa contribution repose sur les réponses recueillies et sur des hypothèses de difficulté propres au modèle. La langue et les connaissances mobilisées influencent la manière de lire cette performance.
L’épreuve de vitesse de traitement observe la rapidité et l’exactitude sur une tâche dédiée. Elle dispose d’un temps actif de 75 secondes après entraînement. Les réponses aux exercices ordinaires ne bénéficient pas d’un bonus général de vitesse ; leurs durées servent notamment au contrôle de qualité de la passation.
Ces deux composantes contribuent à l’estimation générale selon les règles du modèle. Elles complètent les quatre indices principaux sans les transformer en six indices cliniques équivalents.
Une restitution qui relie plusieurs informations
La zone générale gratuite constitue un premier repère. Le rapport détaillé optionnel et payant présente les informations disponibles : fourchette indicative, point central, niveau de confiance, indices par domaine et forme du profil. Le point central se lit avec la fourchette, plutôt que comme un nombre autosuffisant.
Un contraste entre domaines peut aider à comprendre comment la personne a abordé ces tâches. Un indice relativement plus bas que les autres n’est pas automatiquement une difficulté dans la vie quotidienne. Les omissions, les informations manquantes et certaines conditions de passation peuvent limiter la précision ou empêcher la publication de valeurs détaillées.
C. Paramètres, étalonnage et interprétation
Le modèle actuel de Cereya organise les réponses à partir de la structure des tâches, de niveaux de difficulté définis pour le parcours et de règles explicites d’estimation. Les références psychométriques éclairent cette conception ; les valeurs des paramètres restent des choix propres au modèle Cereya. La restitution associe une fourchette indicative, un point central et un niveau de confiance pour rendre visible l’incertitude de l’estimation.
À ce stade, les paramètres de difficulté et les repères de conversion utilisés restent provisoires : ils ne correspondent pas à un étalonnage normatif établi sur un large échantillon humain représentatif. Le repère 100 est le centre de lecture de l’échelle Cereya, et non une moyenne populationnelle mesurée pour ce produit. Les résultats se lisent donc comme des estimations indicatives dans ce cadre méthodologique.
Le niveau de confiance renseigne sur les conditions de lecture du résultat selon les informations disponibles et la qualité de la passation. Il ne représente pas un pourcentage de certitude clinique. La fourchette n’est pas un intervalle clinique validé à 95 % ni une prédiction d’un résultat à la WAIS.
Lire les repères sans réduire le profil à un seuil
Le repère 130 permet de faire le lien avec une convention courante du haut potentiel dans les bilans psychométriques. Dans Cereya, il reste un repère à replacer dans la fourchette, les indices disponibles et les conditions de la passation ; il ne suffit pas à identifier un HPI.
L’évaluation peut aider à explorer ses aptitudes et à formuler des questions. Lorsqu’une personne souhaite un bilan clinique, un diagnostic ou une interprétation professionnelle contextualisée, un psychologue utilise des outils et un cadre adaptés à cette demande.
Rédaction, sources et mises à jour
Cereya est édité par SAS CLIC WAY, identifié dans les mentions légales du site. « Équipe éditoriale Cereya » est la signature collective utilisée pour les guides : elle désigne leur responsabilité éditoriale, sans attribuer à une personne un titre professionnel particulier.
Les sources présentées ici sont des publications scientifiques et des références psychométriques identifiables. Leurs auteurs, titres, années et DOI ou liens institutionnels permettent au lecteur de les consulter. La rédaction distingue ce qui a été étudié dans une publication, les choix propres à Cereya et ce qui reste à documenter.
Pour cette mise à jour, les descriptions ont été vérifiées au regard du parcours actuel et des publications citées. Les corrections éditoriales visent à maintenir l’accord entre les sources, la description du service et son fonctionnement.
Ces ressources fournissent une information sur les aptitudes cognitives et la méthode de l’évaluation. Une question individuelle de santé ou de prise en charge demande un échange avec un professionnel. Une erreur ou une référence à préciser peut être signalée depuis la page Contact.
Passer à l’exploration
Découvrir la méthode à travers les exercices
Les exemples vous guident avant les tâches cognitives. Vous obtenez une zone générale gratuite lorsque la passation est interprétable ; le rapport détaillé est optionnel et payant.
Première synthèse incluse, analyse détaillée disponible ensuite.

Comprendre puis essayer
Des exemples pour découvrir les règles avant les exercices.
FAQ
Questions fréquentes
Que signifie une conception fondée sur des références psychométriques ?+
Les références aident à définir les aptitudes explorées, les types de tâches et les questions d’interprétation. Cereya les utilise pour construire un parcours original et rendre sa démarche explicite. Les propriétés mesurées sur un autre instrument ne sont pas attribuées automatiquement à Cereya.
Pourquoi présenter une fourchette et un point central ?+
Le point central résume l’estimation, tandis que la fourchette en rend l’incertitude plus visible. Les deux se lisent avec le niveau de confiance, les domaines et les conditions de passation, dans le cadre indicatif du modèle actuel.
Le niveau de confiance est-il un pourcentage de certitude ?+
Il s’agit d’un niveau de lecture calculé selon les informations disponibles et la qualité de la passation. Il aide à comprendre la précision possible du résultat ; ce n’est pas une probabilité clinique ni une certification de la mesure.
Cereya utilise-t-il les questions de la WAIS, de Raven ou de l’ICAR ?+
Les exercices proposés sont des créations originales pour Cereya. Ces instruments et les travaux qui les entourent sont des repères méthodologiques ; leurs items officiels ne sont pas reproduits dans le parcours.
Où trouver les publications citées ?+
La bibliographie ci-dessous donne les références complètes et des liens DOI ou institutionnels. Le corps de cette page précise l’apport des différentes familles de travaux à la démarche Cereya.
Références et ressources
Publications et ressources utilisées comme références de conception et d’interprétation. Les DOI conduisent aux notices des publications ; l’accès au texte intégral dépend de l’éditeur.
- McGrew, K. S. (2009). CHC theory and the human cognitive abilities project: Standing on the shoulders of the giants of psychometric intelligence research. Intelligence, 37(1), 1–10. DOI : 10.1016/j.intell.2008.08.004.
- Condon, D. M., & Revelle, W. (2014). The International Cognitive Ability Resource: Development and initial validation of a public-domain measure. Intelligence, 43, 52–64. DOI : 10.1016/j.intell.2014.01.004.
- Young, S. R., & Keith, T. Z. (2020). An Examination of the Convergent Validity of the ICAR16 and WAIS-IV. Journal of Psychoeducational Assessment, 38(8), 1052–1059. DOI : 10.1177/0734282920943455.
- Germine, L., Nakayama, K., Duchaine, B. C., Chabris, C. F., Chatterjee, G., & Wilmer, J. B. (2012). Is the Web as good as the lab? Comparable performance from Web and lab in cognitive/perceptual experiments. Psychonomic Bulletin & Review, 19(5), 847–857. DOI : 10.3758/s13423-012-0296-9.
- AERA, APA & NCME (2014). Standards for Educational and Psychological Testing — repères sur la validité, la fidélité et l’interprétation des évaluations.
- Pearson Clinical France — WAIS-IV, échelle d’intelligence de Wechsler pour adultes : présentation de l’instrument et de son cadre d’utilisation.